Suzuki a ajouté une nouvelle arme à son arsenal

Nick Suzuki a atteint un autre niveau depuis son expérience olympique. Je le trouve plus rapide, plus incisif.

C’est palpable, au sens où ça se voit. Dans les deux derniers matchs, le capitaine du Canadien a obtenu deux échappées.

• À lire aussi : « On a joué de la bonne façon »: le Canadien a appris la leçon

• À lire aussi : À quelques jours de la date limite des transactions : un voyage qui tombe bien

Mais cette nouvelle rapidité touche aussi sa prise de décision. On dirait qu’il apporte un jeu de vitesse.

Par exemple, contre les Capitals de Washington, samedi, il voyait qu’il ne se passait pas grand-chose, alors il a envoyé rapidement la rondelle dans le fond de leur territoire. Kirby Dach a mis de la pression et Cole Caufield a obtenu tout de suite une chance de marquer, grâce à un bon échec avant.

Donc, il utilise bien ses coéquipiers, ce qui simplifie leur jeu.

Pourquoi je fais un lien avec sa participation aux Jeux olympiques ? Parce qu’on l’a vu, la rapidité dans le clan canadien, c’était assez exceptionnel.

On l’a vu dans le cas de Brad Marchand ou de Drew Doughty : à ce chapitre, la marche était haute. En fait, ils ne suivaient pas. Et on parle de deux gars qui s’en vont au Temple de la renommée, qui sont encore très bons avec leur équipe respective, dans la LNH.

Mais aux Jeux, si tu ne faisais pas une mise à jour dans ton cerveau pour la vitesse de ton jeu, tu étais dans le trouble.

Non seulement Suzuki l’a faite, la mise à jour, à Milan, mais il est revenu à Montréal avec.

Tout se fait plus vite avec eux

Évidemment qu’il n’a pas eu le choix d’élever son jeu en côtoyant les Nathan MacKinnon, Connor McDavid et Cale Makar. Tout se fait plus vite avec ces gars-là.

Je l’ai vécu aussi, toutes proportions gardées, bien sûr, pendant l’été avant ma première saison dans la Ligue américaine de hockey. Cet été-là, je m’étais entraîné avec des joueurs des ligues mineures ou des joueurs juniors.

J’étais arrivé au camp d’entraînement avec un niveau correct.

Puis, l’été suivant, je me suis entraîné avec Pascal Dupuis, Dainius Zubrus, Alex Burrows, Jean-Sébastien Giguère...

Quand je suis arrivé au camp d’entraînement des Canucks de Vancouver, qui m’avaient invité, j’étais prêt, je n’étais pas impressionné par qui que ce soit. La marche à prendre était 10 fois moins haute, cette fois.

On a reçu Suzuki en entrevue à TVA Sports après le match de samedi. Il l’a reconnu. Non seulement il a aimé jouer avec MacKinnon et les autres, mais il a dit que oui, il avait dû monter d’une coche à leurs côtés.

J’ai vraiment aimé sa réaction, tout comme j’ai vraiment aimé qu’il rapporte ça chez le Canadien. D’autant plus qu’il voguait déjà vers une saison de 90 points...

Comme un marqueur de 40 buts

En plus, il risque d’exercer une influence sur le reste de l’équipe. Quand tu es au banc et que tu vois ton meilleur joueur travailler aussi fort, tu veux le suivre.

C’est peut-être dur à répliquer pour tout le monde, parce que Suzuki a aussi le talent, mais c’est inspirant pour une équipe.

Maintenant, est-ce que ça va durer ? Il a trois points en deux matchs depuis la fin de la pause olympique.

Quand tu sais que jouer de cette manière, ça rapporte, que ça te donne des points, mais aussi, que ça donne des chances de marquer à profusion à ton équipe, ça te donne envie de continuer.

C’est comme un marqueur de 30 ou de 40 buts. Quand tu as atteint ce plateau une fois, tu sais que tu es capable de le faire et que tu peux répliquer ce qui t’a mené là.


© TVA Sports