Étudiants étrangers : des outils d’intelligence artificielle pour réduire la barrière de la langue ? |
Dans l’enseignement supérieur, le parcours des étudiants étrangers reste marqué par un défi central : comprendre, suivre et participer dans une langue qu’ils ne maîtrisent pas pleinement. Les avancées récentes de l’intelligence artificielle en traduction et en interprétation ouvrent des perspectives, tout en soulevant des enjeux sensibles de protection des données. Une piste se dessine alors : développer des outils alternatifs, directement hébergés par les établissements eux-mêmes. Des chercheurs de l’Université de Montpellier ont développé un tel prototype.
L’enseignement supérieur français a attiré près de 450 000 étudiants étrangers en 2024-2025, plaçant la France au 7e rang mondial. Ils représentent près de 15 % des effectifs étudiants dans les universités françaises.
La mobilité étudiante est en constante augmentation. En Europe, il y a eu plus de mobilités organisées en dix ans qu’au cours des vingt-sept années précédentes, la demande en 2025 étant en hausse de 9 % par rapport à 2024. Cette accélération est corrélée à l’augmentation des accords bilatéraux entre pays et un élargissement d’Erasmus , le programme support européen aux mobilités internationales.
Au niveau mondial, les pays les plus attractifs sont sans surprise les pays anglophones, notamment les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Australie, l’anglais étant de mise dans les échanges internationaux. Mais pour ceux qui choisissent la France et le français, dans quelle aventure s’engagent-ils ?
Les difficultés rencontrées par les étudiants étrangers
Pour ces étudiants, la barrière linguistique complique l’assimilation des connaissances techniques, freine la participation active en classe et l’immersion dans la vie étudiante, et cela malgré les enseignements de français langue étrangère (FLE). La complexité de la langue française augmente ce défi, même pour les étudiants étrangers francophones peu exposés au français académique.
L’Union européenne est consciente de ce frein à la mobilité et encourage ses États à fournir un soutien universitaire et extra-universitaire.
Nous avons mené en 2024 et 2025 une enquête auprès d’une partie des........