Les minerais critiques, essentiels à la transition énergétique, sont au cœur d’une nouvelle ruée minière

Les bases d’une gouvernance mondiale pour les minerais critiques, essentiels à la transition énergétique, se heurtent à une course stratégique entre grandes puissances et pays producteurs, où la sécurisation des chaînes d’approvisionnement prime sur l’écologie, la justice sociale et les droits des communautés locales.

La COP30, qui s’est tenue à Belém au Brésil en novembre dernier, a été la première à mettre les minerais critiques sous les feux des projecteurs. S’en est suivie en décembre la 7e Assemblée des Nations unies pour l’Environnement (UNEA-7), à Nairobi, au Kenya.

Ces minerais critiques, essentiels pour les technologies bas carbone, se situent en très grande majorité dans les pays du Sud Global. La République démocratique du Congo détient près de 50 % des réserves mondiales de cobalt, le Chili, l’Argentine et la Bolivie représentent plus de 35 % des réserves de lithium. Le Chili détient également près de 30 % des réserves mondiales de cuivre tandis que les Philippines et l’Indonésie sont les premiers producteurs de nickel.

Doctorante en affaires internationales à HEC Montréal et chercheuse affiliée au CÉRIUM, mes travaux portent sur la résistance des communautés locales et autochtones face aux projets miniers liés aux minerais critiques. Le bilan des négociations multilatérales de ces derniers mois apparaît, à ce titre, particulièrement révélateur.

Un bilan mitigé de la COP30

En juin 2024, le secrétaire général des Nations unies a créé le Groupe d’experts sur les minéraux essentiels à la transition énergétique. Son mandat : réunir les gouvernements, l’industrie et la société civile afin de discuter « d’équité, de transparence, d’investissement, de durabilité et de droits humains ». En septembre 2024, ce groupe a présenté un ensemble de sept principes et cinq recommandations concrètes, discutés lors de la COP29 à Bakou,........

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