Déficits spectaculaires et revenus records : les cycles financiers de la FIFA, une stratégie gagnante |
La Coupe du monde 2026 débute le 11 juin en Amérique du Nord. On imagine son organisatrice, la FIFA, prospère, très prospère, même. Après tout, la Fédération Internationale de Football Association régit le sport le plus populaire de la planète et son événement le plus prestigieux. Elle est perçue comme une machine à générer des milliards de dollars.
Mais ça n’est pas le cas, et ce, en raison d’un élément essentiel : le modèle financier de la FIFA fonctionne par cycles de quatre ans, centrés autour de la Coupe du monde. Et dans ce modèle, les années sans Mondial sont presque toujours déficitaires.
Professeur titulaire de comptabilité et de fiscalité à la Sprott School of Business de l’Université Carleton, je m’intéresse ici au modèle et aux états financiers de la FIFA.
Un bénéfice net par année ou par cycle ?
Les états financiers récents montrent des pertes de plusieurs millions de dollars US en 2023 (390 M$), en 2024 (616 M$) et en 2025 (248 M$), soit des pertes cumulatives pour ces trois années de 1 254 millions.
Ainsi, les années qui précèdent le tournoi sont marquées par des produits limités, car les contrats majeurs se concrétisent surtout l’année du Mondial, des investissements massifs pour les activités liées au football et à son développement ainsi qu’à des dépenses administratives récurrentes.
Mais en extrapolant sur les résultats de l’année 2022, celle de la Coupe du monde au Qatar, l’année 2026 devrait être profitable avec la Coupe du monde 2026 qui se déroule en partie au Canada. On parle de plus d’un milliard de dollars........