Eh Jean-Luc, moi c'est Sagalovitsch, mais cela se prononce «vitch» comme dans Vladimir Ilitch

Eh Jean-Luc, moi c'est Sagalovitsch, mais cela se prononce «vitch» comme dans Vladimir Ilitch

Laurent Sagalovitsch – 2 mars 2026 à 19h55

[BLOG You Will Never Hate Alone] De blagues douteuses en dérapages, Jean-Luc Mélenchon semble jouer avec les codes de l'antisémitisme pour mieux élargir son électorat.

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La dernière sortie de Jean-Luc Mélenchon, le jeudi 26 février à Lyon, sur la manière adéquate de prononcer le nom «Epstein» ne m'a guère surpris tant ses saillies aux relents antisémites sont désormais légion et participent à une stratégie de diabolisation qui consiste à le faire apparaître comme le personnage le plus disruptif de la vie politique française. Le plus outrancier, le plus radical, le plus à même de dire tout haut ce que le peuple penserait tout bas.

L'antisémitisme de Jean-Luc Mélenchon n'est pas un antisémitisme de conviction mais d'opportunité, de calcul politique. C'est le propre de la pensée révolutionnaire que d'estimer que pour arriver à ses fins, il ne faut rien s'interdire. La pensée révolutionnaire n'a ni éthique ni morale, elle n'entend renoncer à aucun stratagème même les plus véreux si, à la fin des fins, sa cause triomphe. Il n'y a rien de tabou pour un révolutionnaire. Seul compte l'avènement d'un ordre nouveau qui, en prônant la fin des privilèges, réparera les torts que sa mise en action a pu........

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