Le CH ne partage pas, mais donne beaucoup

Une attaque flamboyante, mais une défense pas assez étanche

Trop de buts accordés... Montembeault peut-il se relancer?

« Le meilleur de Slafkovsky est à venir »

16 buts accordés en trois matchs : « C'est inacceptable »

Des projections impressionnantes pour le noyau du CH

« Pour aider nos gardiens, il faut mieux jouer dans notre zone »

COLLABORATION SPÉCIALE

Bienvenue à La Semaine en CHiffres. Chaque semaine, je mets de l’avant des statistiques clés qui ont défini les succès et ratés de la formation au cours des sept derniers jours.

Cette semaine : le Canadien ne partage pas en prolongation, des défaites offensives, et Kent Hughes garde le cap.

Temps de possession du Canadien en prolongation contre les Ducks

Bien qu’ils aient ultimement perdu le match en tirs de barrage à Anaheim, le Tricolore a absolument dominé la période de prolongation. La rondelle a été sur le bâton d’un joueur du Canadien pour 3:40 des 5 minutes à 3 contre 3, la plus haute marque dans un match non seulement cette saison, mais depuis que les Capitals ont eu 3:41 le 17 décembre 2023. Les Ducks n’ont eu le disque que pour 24 secondes, dont à peine 6 en zone offensive. Ils ont tenté une seule passe en territoire du CH, qui n’a pas été complété, et n’ont pas décoché un seul tir. On peut dire ce que l’on veut sur la tendance des joueurs du CH de faire la passe de trop, mais leur habileté et patience à générer des opportunités à 3 contre 3 sans perdre possession m’impressionne à chaque fois.

Et oui je sais, malgré la domination en prolongation, Montréal a perdu ce match. Marquer 5 buts sur la route et t’en tirer avec un seul point est loin d’être idéal. Ce qui me mène à mon prochain point…

Buts par match lors des 7 dernières défaites du CH

Au cours de leurs sept derniers revers, les hommes de Martin St-Louis ont marqué 24 buts. C’est une moyenne de 3,43 par match, ou l’équivalent de l’offensive des Stars de Dallas, qui sont 2e au classement général et ont la 7e meilleure offensive du circuit Bettman cette année. Malheureusement, ils en ont accordé 10 de plus qu’ils en ont marqué. Les deux défaites de cette semaine en particulier illustrent parfaitement le meilleur et le pire de cette jeune formation. Des buts accordés en courte succession, des remontées éclairs, des arrêts spectaculaires, des buts faciles, et des opportunités ratées. Dites ce que vous voulez des résultats, les matchs n’étaient pas ennuyants!

Avec ce genre de performances, c’est facile de croire les rumeurs que Kent Hughes est passé très près d’acquérir un défenseur droitier d’impact à la date limite des transactions. Mais c’est tout aussi facile de comprendre son refus d’aller chercher de la profondeur dans un marché ou Michael McCarron a rapporté un choix de 2e tour. Oui, ce Michael McCarron là. Montréal est une équipe qui regorge de talent, mais qui demeure aussi l’une des formations les plus jeunes de la LNH, et qui a déjà plus de joueurs que de places dans l’alignement. Est-ce qu’un Luke Schenn ou autre défenseur du genre aurait pu avoir un impact à la ligne bleue? Absolument, mais ce n’est pas un défenseur de troisième paire qui va transformer l’équipe non plus. Le groupe n’est clairement pas encore à maturité et Hughes n’a pas vu de raison de dévier de son plan, qui demeure de bâtir une fondation solide pour des succès à long terme.

Et maintenant, l’organisation a une opportunité parfaite d’évaluer ses joueurs.

L’an dernier, se qualifier en séries était un exploit en soi et, peu importe le résultat, une saison très positive. Cette fois, si Montréal se rend encore au tournoi printanier, ils feront face aux attentes pour la première fois de l’ère Hughes-Gorton. C’est la première vraie opportunité de voir qui livre la marchandise quand les projecteurs sont braqués sur eux et de voir où tes lacunes se trouvent quand ça compte. Ce sera des auditions importantes pour des joueurs comme Kirby Dach, Arber Xhekaj, ou Zachary Bolduc, qui n’ont pas encore une place coulée dans le béton dans l’avenir de l’équipe. Et selon les performances, Montréal pourra revisiter ses options sur le marché des échanges au cours de l’été, sans la frénésie et les enchères de la date butoir qui font grimper les prix en flèche.

Oh, et un fun fact pour les optimistes parmi vous: la dernière fois que le CH a marqué au moins 3,43 buts par match sur une saison complète? C’était en 1992-1993. Faites de cette information ce que vous en voulez.

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