L’exploit de Caufield « bien mérité pour nos partisans » après l’attente de 32 ans
MONTRÉAL – Les partisans du Canadien ne désiraient pas attendre 32 ans pour applaudir un autre marqueur de 40 buts, mais on pouvait ressentir leur bonheur que cet exploit soit accompli par Cole Caufield.
Il existe un lien spécial entre Caufield et les inconditionnels du CH. Si quelqu’un en doutait, la réaction de la foule voulait tout dire quand il a atteint le plateau des 40 buts pour la première fois de sa carrière.
Caufield a charmé les partisans du Tricolore dès son arrivée dans cet uniforme. Déjà, les plus optimistes rêvaient du jour où il deviendrait l’une des grandes vedettes offensives de la LNH.
Sans tarder, Caufield a prouvé son talent exceptionnel de marqueur, mais un grand chantier se dressait devant lui pour devenir un joueur complet, un athlète digne de confiance pour son entraîneur.
Voilà pourquoi Martin St-Louis était si content de voir Caufield réussir cet exploit, le petit numéro 13 a réussi cette évolution qui l’aidera jusqu’à la conclusion de sa carrière.
« Surtout dans le hockey d’aujourd’hui, si tu veux pouvoir marquer 40 buts, tu dois avoir une certaine utilisation et c’est dur à obtenir si ton entraîneur ne te fait pas confiance défensivement. Ça prend un engagement du joueur pour le comprendre et Cole a compris ça », a souligné St-Louis.
« Je suis fier d’avoir vu ça à partir du banc, ça donne des frissons. Je suis bien content pour lui, les partisans et l’organisation. »— Martin St-Louis
« Je suis fier d’avoir vu ça à partir du banc, ça donne des frissons. Je suis bien content pour lui, les partisans et l’organisation. »
À travers la joie de son 40e but, Caufield a parlé de son évolution sous les ordres de St-Louis.
« Ça veut dire beaucoup à mes yeux de jouer pour lui et de l’avoir comme mentor. C’est spécial pour moi. Il est exigeant envers nous, il veut tirer le meilleur de notre équipe et il investit beaucoup de temps avec ses adjoints. Il m’a aidé énormément pour développer un jeu plus complet de ma part. Sans ça, je n’obtiendrais pas autant de chances de marquer », a cerné Caufield avec un grand respect.
Pour ce moment spécial, St-Louis aurait pu parler uniquement de la touche de marqueur de Caufield. Mais il tenait à parler de son exploit avec sa vision d’entraîneur.
« Toute sa vie, Cole a joué avec la rondelle. Mais, dans la LNH, le jeu se joue sans la rondelle. Tu défends en groupe donc tu dois faire des actions pour que ton équipe ait la rondelle plus souvent. C’est un effet domino et c’est de convaincre ces joueurs talentueux qu’il y a une partie de hockey à jouer, bien plus que compter des buts », a rappelé St-Louis qui a été persuasif.
De son côté, Caufield n’avait pas tort de ramener le tout au collectif et ce n’était pas de la fausse modestie.
« C’est très spécial, mais ça en dit long sur l’évolution de notre équipe, on a investi beaucoup de travail pour y parvenir avec de bons coéquipiers et bons entraîneurs. Ce ne serait pas possible sans mes coéquipiers, je suis chanceux de faire partie de ce groupe », a-t-il confié.
« Nick (Suzuki) et moi jouons ensemble depuis longtemps, c’était la bonne façon que ça se déroule », a ajouté Caufield puisque Suzuki a été l’auteur de la passe décisive sur son but historique.
La réaction de la foule a été si touchante que Caufield peinait à décrire le tout.
« C’est difficile d’exprimer les sensations ressenties, les gens adorent cette équipe, on se sent à la maison. C’est bien mérité pour nos partisans. » — Cole Caufield
« C’est difficile d’exprimer les sensations ressenties, les gens adorent cette équipe, on se sent à la maison. C’est bien mérité pour nos partisans. »
Nul doute, Caufield n’est pas étouffé par la pression montréalaise qui a causé des ennuis à tant de bons joueurs.
« Les gens veulent qu’on bâtisse quelque chose de spécial et on se botte le derrière pour y parvenir. La pression vient de jouer dans la meilleure ville de hockey. C’est plein pour chaque match et on sent même leur appui dans les arénas de nos adversaires », a témoigné Caufield avec reconnaissance.
Ça tombait tout aussi bien que Brendan Gallagher ait disputé son 900e match dans le cadre de son 40e but. Caufield s’est laissé emporter par l’ovation de la foule à l’endroit du guerrier montréalais.
« Je pense que je criais Gally! Gally! moi aussi. Il est si spécial pour notre groupe, c’est tellement exigeant de se rendre à 900 matchs. J’ai énormément apprécié apprendre à ses côtés en arrivant dans la LNH. Tout le monde respecte la longévité surtout de la façon dont il joue. Il est une grande inspiration pour toute l’équipe, c’est un meneur. Sa mère (qui est décédée) doit être extrêmement fière de regarder ses accomplissements », a conclu Caufield.
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