Guerre au Moyen-Orient: Trump lance un ultimatum à l’Iran, qui redouble ses menaces

Guerre au Moyen-Orient : Trump lance un ultimatum à l’Iran, qui redouble ses menaces

Le président américain a donné 48 heures à l’Iran pour rouvrir le détroit d’Ormuz, sous peine d’« anéantir » ses infrastructures stratégiques. Téhéran menace de répliquer et de fermer complètement le passage du détroit. Les appels à la retenue se multiplient après des attaques ciblant des sites nucléaires.

La rédaction de Mediapart et Agence France-Presse

Cet article est en accès libre.

Pour soutenir Mediapart je m’abonne

L’ultimatumL’ultimatum fixé par Donald Trump à l’Iran prendra théoriquement fin lundi 23 mars au soir. Dans un message furieux et en lettres capitales, ce dont il est coutumier sur sa plateforme Truth Social, le président américain a sommé Téhéran de rouvrir sous 48 heures le détroit d’Ormuz. Ce couloir maritime stratégique pour l’approvisionnement mondial en hydrocarbures est bloqué par l’Iran depuis le début de la guerre, il y a trois semaines.

Si la République islamique ne se plie pas à leurs exigences, les États-Unis « frapperont et anéantiront » les centrales électriques iraniennes « EN COMMENÇANT PAR LA PLUS GRANDE ! », a prévenu Donald Trump, samedi 21 mars dans la soirée.

Les autorités iraniennes ont immédiatement répondu, menaçant en retour de viser les infrastructures « énergétiques, de technologie de l’information et de dessalement d’eau » dans la région, mais aussi de fermer complètement le détroit d’Ormuz jusqu’à ce que les centrales iraniennes qui seraient détruites soient reconstruites, a indiqué le commandement unifié des forces iraniennes, dans un communiqué publié dimanche 22 mars.

Agrandissement : Illustration 1

Sur le réseau social X, le président du parlement iranien menace quant à lui de considérer « des sites énergétiques et pétroliers dans toute la région [...] comme des cibles légitimes » et de les détruire « de manière irréversible » si des infrastructures de son pays sont à nouveau touchées. Mohammad Bagher Ghalibaf souligne que de telles attaques feraient augmenter « de manière durable » les prix du pétrole.

Ces derniers ont déjà recommencé à monter à la suite des premières attaques d’Israël, mercredi 18 mars, contre des infrastructures gazières iraniennes, puis de la riposte de Téhéran sur des installations pétrolières et gazières des pays du Golfe. Interrogé par la chaîne chinoise CGTN, le PDG de TotalEnergies, Patrick Pouyanné, prévient qu’un conflit qui durerait « plus de six mois » au Moyen-Orient provoquerait de « vrais impacts » sur les économies mondiales, qui « en souffriront » toutes.

Concernant le détroit d’Ormuz, une vingtaine de pays, principalement européens, dont la France, et comptant aussi le Japon, le Canada et les Émirats arabes unis se sont dits « prêts à contribuer aux........

© Mediapart