Disposer de son corps, une lutte encore inachevée
Série Épisode 3 EP. 3 Ces femmes que le Japon ignore
Disposer de son corps, une lutte encore inachevée
Contraception, avortement, stérilisations forcées pour les unes mais interdites pour les autres : le corps des femmes japonaises est toujours sous contrôle, malgré des décennies de mobilisations. L’archipel attend toujours d’elles qu’elles fassent avant tout des enfants. Troisième volet de notre série.
TokyoTokyo (Japon).– À l’annonce du verdict, le juge affirme que les femmes doivent avoir le droit à la « liberté en matière de contraception garantie par la Constitution » et qu’elles peuvent « décider d’éviter une grossesse, sans ingérence de l’État ». Une remarque qui pourrait sembler acquise, évidente, mais qui ne l’est pas. Pour les militantes présentes au tribunal de Tokyo, en ce jour de mars, c’est la reconnaissance d’un droit fondamental : « une première juridique », estime alors l’avocate Michiko Kameishi. « C’est un grand pas. »
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