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"De Gaulle, nous l’avons tant détesté" : l'autocritique d'une soixante-huitarde

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11.07.2026

Cher Général de Gaulle, je tiens à m’excuser aujourd’hui pour avoir lancé des pavés en mai 1968 en criant « La chienlit c’est lui ! » et « Adieu de Gaulle ! » Avec le mauvais goût de défiler en brandissant les images de nos idoles de l’époque comme Fidel Castro ou Mao, tous des dictateurs (Mao battra même Hitler et Saline avec le record de 70 millions de morts sous son règne sanguinaire). Je n’étais pas seule, on était des millions de jeunes Français à descendre dans la rue pendant le mois de mai 1968.

Autocritique tardive, presque 60 ans plus tard, mais je viens de voir les deux films d’Antonin Baudry qui racontent l’épopée de de Gaulle, de l’appel du 18 juin 1940 à la Libération de Paris en août 1944. Donc de la défaite, de l’Occupation, de la Collaboration jusqu’à la victoire finale.

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On sort étourdis de ces cinq heures de cinéma à suivre la saga de ce Général seul dans Londres où il pleut, à peine toléré par Winston Churchill qui le prend pour un Don Quichotte sans armes et sans armée. Incompris des Américains qui veulent s’en débarrasser, le trouvant inutile. Oui, le grand Général est un militaire psychorigide, arrogant et froid, ces défauts qui sont sa force quand il se lance........

© Marianne