Israël : une démocratie ne se renforce jamais par la potence

Le 30 mars 2026 restera gravé comme une journée noire. En adoptant, par 62 voix, contre 48, une loi instaurant la peine de mort pour les actes qualifiés de «terrorisme», la Knesset n’a pas simplement durci son arsenal pénal. Elle a franchi une ligne politique, morale et civilisationnelle.

Car une démocratie qui rétablit la peine capitale abdique. Elle renonce à ce qui la distingue de ceux qu’elle prétend combattre : elle accepte que la justice devienne exécution, que le droit cède à la vengeance, que l’Etat s’autorise à tuer au nom d’une prétendue exemplarité pénale. Ce choix marque une régression profonde, aux antipodes de ce vers quoi devrait tendre toute nation digne de ce nom.

Cette dérive s’accompagne d’une réalité plus grav

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