Devez-vous encourager l’entrepreneuriat à temps partiel chez vos employés?

EXPERTE INVITÉE. Est-ce d’avoir une entreprise enregistrée légalement? Est-ce de faire de l’argent dans un contexte non-salarié? Est-ce plutôt lié à notre rapport au risque? À l’innovation? À la créativité?

Le jour où j’ai enregistré mon entreprise au REQ, j’avais encore un travail à temps plein. C’était en 2016 et ce n’était pas encore à la mode de se lancer à son compte. N’ayant ni grandi dans une famille d’entrepreneurs ni étudié dans le milieu des affaires, j’avais simplement eu l’idée de commercialiser mon expertise pour me valoriser sur le marché du travail.

Pendant de nombreuses années, j’évitais la dénomination «d’entrepreneur». Après tout, je ne me reconnaissais pas du tout dans l’image du mâle alpha téméraire qui laisse tout derrière pour faire le grand saut.

Mais plus j’avançais, plus je voyais que je n’étais pas la seule à concilier plusieurs chapeaux. Surtout en tant que femme. Selon les données du Global Entrepreneurship Monitor de 2021 relayées par le réseau des SADC-CAE, 82,7% des femmes nouvellement entrepreneures combineraient leurs activités entrepreneuriales à un emploi.

De cette réalité sont nées plusieurs étiquettes: entrepreneur à temps partiel, slasheur, flexipreneur qui représentent cette activité hybride qui se situe entre l’entrepreneuriat et l’occupation salariée.

Quand j’ai décidé de lancer mon entreprise, le concept de «side hustle» battait son plein aux États-Unis. Suite logique........

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