Prix de l’essence: au lieu de chialer, les Québécois devraient réduire leur dépendance |
EXPERT INVITÉ. Certains se plaignent du prix de l’essence. Pourtant, personne ne pourra prétendre ne pas avoir été prévenu.
Dans les années 1990, la moyenne du prix de l’essence à Montréal a varié de 55¢ à 63¢ le litre (¢/litre). Il est monté quelques semaines à 70-72¢, mais c’était rare.
Dans la décennie suivante, le seuil du dollar le litre a été allègrement franchi. Le prix moyen est monté d’année en année, pour atteindre un premier sommet en 2008, à près de 150¢.
La crise financière de l’automne 2008 a fait chuter les prix sous les 90¢.
Mais les prix élevés sont revenus en trombe dès 2010, où le dollar par litre été franchi à nouveau. L’essence est revenue près de 150¢ en 2014.
La pandémie de la COVID-19 en 2020 a offert trois mois de répit sous le dollar le litre. En revanche, en 2022, la guerre en Ukraine a fait exploser les prix au-delà de 200 ¢ou 2$/litre pendant deux mois consécutifs, soit en mai et juin.
Maintenant, en 2026, nous restons sous ce seuil des 2$.
Rien n’a été fait pour réduire notre dépendance
Ça fait donc au moins 25 ans que le prix de l’essence monte, avec d’importants pics. Qu’avons-nous fait pour réagir? Essentiellement trois choses.
Premièrement, nous avons acheté davantage de........