Mark Carney et 10 ingrédients pour une allocution à succès

EXPERT INVITÉ. Les deux allocutions prononcées à Davos et à Québec par le premier ministre du Canada, Mark Carney, font encore jaser. Pour des raisons très différentes.

Il y a plusieurs façons d’analyser ces allocutions. Concentrons-nous sous l’angle de la réputation. Tout d’abord:

Comment l’expliquer? C’est qu’après avoir ébloui à Davos, Mark Carney aurait pu continuer sur cette lancée dans la Vieille Capitale. Il a préféré prononcer une autre allocution contenant matière à controverse… Et celle-ci est venue atténuer grandement l’effet de la précédente.

Depuis plusieurs dizaines d’années, énormément de choses ont changé dans le secteur des affaires publiques. Sauf l’importance des allocutions.

Prendre la parole à une tribune regroupant un public spécifique, au moment où une organisation a un message significatif à partager, demeure un élément clé au cœur d’une stratégie. Jadis uniquement en présentiel et sans lendemain, les allocutions sont maintenant souvent disponibles en ligne, pour écoute ou réécoute.

Bien sûr, les chambres de commerce constituent souvent des rendez-vous parfaits pour rejoindre une communauté d’affaires. Mais, prendre la parole au congrès d’un ordre professionnel, d’une association économique ou dans les milieux communautaire, syndical et sportif constitue d’autres occasions de rayonnement stratégique.

Chaque tribune est un privilège. Et qui dit privilège dit préparation importante.

À Davos, Mark Carney a assurément livré sa meilleure allocution à titre de premier ministre. Possiblement même, sa meilleure à vie dans cette fonction! Parce que ça sera difficile à battre…

Il a démontré qu’il avait une envergure internationale, maîtrisant à fond tout son contenu. Chaque mot avait été soigneusement choisi. Il a affirmé avoir écrit — peut-être réécrit, l’histoire ne le dit pas........

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