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Jeremy Hansen, la ville de Laval et les facettes cachées des réputations

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EXPERT INVITÉ. Quel est le dénominateur commun entre les réputations de vos organisations, marques et dirigeantes et dirigeants, et ce qu’observait dernièrement Jeremy Hansen autour de la Lune?

La réponse: ce n’est pas parce que l’on voit une seule facette qu’il n’en existe pas d’autres. En réalité, dans un cas comme dans l’autre:

La Lune et les réputations sont multifacettes. Et, elles nous font faire d’intéressantes découvertes lorsque l’on prend le temps d’analyser les données.

Puisque l’analyse du contenu des médias et des réseaux sociaux est un secteur niché du domaine des communications, vous devinez bien que je passe mon temps à expliquer ce que je fais dans la vie! Et, à insister sur la valeur ajoutée de nos analyses dans l’adoption de stratégies de communication par nos clients.

Je vous invite à observer deux organisations qui vivent des contextes très différents: l’Agence spatiale canadienne et la ville de Laval.

Dans ces deux cas — et aussi dans votre réalité, si vous avez la responsabilité de réputations — elles sont grandement influencées par différents éléments:

ce que les médias traditionnels et numériques, et les réseaux sociaux, racontent à leur sujet ;

de nombreux enjeux qu’elles mettent de l’avant dans le but d’obtenir des gains de réputation ;

d’autres enjeux non souhaités qui sont initiés par des intervenantes et intervenants de l’extérieur, ce qui provoque des déficits de réputation.

L’agence spatiale canadienne: le party!

Dans la raison d’être de l’Agence spatiale canadienne (ASC), on trouve notamment ceci: «Que les Canadiens tirent profit des sciences et techniques spatiales sur les plans tant social qu’économique».

Ce qui n’est pas écrit, mais qui en découle, c’est l’immense fierté que nous a procurée la couverture de tous les faits et gestes de Jeremy Hansen — qui a parlé français — et de l’immense équipe de l’ASC!

Personne n’a pu douter de l’importance du travail réalisé par «notre» Jeremy et ses acolytes dans Artemis II ni de leur concentration de tous les instants. Pourtant, ils ont su être devant nos yeux, des gens simples et faciles d’accès, en communication régulière avec la Terre.

Jeremy qui parle français… Jeremy qui a apporté avec lui des produits de l’érable… À n’en pas douter: tout comme Marc Garneau, David Saint-Jacques et plusieurs autres, Jeremy Hansen est devenu un promoteur de nouvelles carrières en aéronautique auprès de la relève.

Depuis quelques semaines, le gain de réputation total de l’Agence spatiale canadienne dans les médias du pays se chiffre à quelques dizaines de millions de dollars!

Le fantôme Gilles Vaillancourt est de retour…

Sur la liste des pires enjeux pouvant ternir la réputation de la ville de Laval, est-ce que le nom de l’ancien maire Gilles Vaillancourt s’y trouvait encore au printemps 2026?

Il est fort possible que le maire Stéphane Boyer et son entourage avaient encore cet enjeu dans le rétroviseur, puisque l’ex-maire, qui a séjourné en prison, a toujours eu plus d’un tour dans son sac. Le voilà revenir dans l’actualité:

d’abord, l’Agence du revenu du Canada veut forcer la ville de Laval à verser un million de dollars à l’ancien maire pour qu’il paie ses impôts sur de l’argent qu’il aurait volé, et qu’il a ensuite remis à la municipalité ;

ensuite, Gilles Vaillancourt réclame des millions de dollars à la ville de Laval pour… payer ses impôts.

Sans surprise, le maire Boyer s’est insurgé.

«Une couche d’indécence s’ajoute à ce dossier profondément choquant pour les Lavallois. La dernière chose dont les citoyens de Laval ont besoin, c’est de se faire poursuivre par Gilles Vaillancourt pour être forcés par la cour à payer de l’impôt sur de l’argent qu’il leur a volé», a d’abord réagi le maire de Laval par écrit.

Puis, il a accordé différentes entrevues sur un ton sérieux, puis un autre plus léger à Infoman.

Selon Mesure Média, le déficit de réputation de «l’enjeu Gilles Vaillancourt» au bénéfice de la ville de Laval a généralement oscillé entre -100% et -150% (sur une échelle allant jusqu’à -200%).

Vous contribuez à la gestion de la réputation de votre organisation, mais celle-ci ne fera jamais de coup spectaculaire comme c’est le cas à l’Agence spatiale canadienne. Et heureusement, les enjeux qui engendrent des déficits de réputation dans l’actualité sont plutôt rares dans votre quotidien.

Malgré cela, l’analyse du contenu des médias traditionnels et numériques, et des réseaux sociaux, devrait-elle faire partie de vos priorités? Peu importe la taille et le secteur d’activité de votre organisation, sa réputation mérite d’être suivie de près.

De telles analyses regorgent de données quantitatives et qualitatives sur votre organisation — et vos concurrents — qui vous procureraient un regard différent sur votre gestion. Il s’agit assurément d’une valeur ajoutée.

Terminons par les premiers mots de cette chronique: ce n’est pas parce que l’on voit une seule facette qu’il n’en existe pas d’autres…


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