IA: révolution énergétique silencieuse… et solutions émergentes

EXPERTE INVITÉ. L’intelligence artificielle est partout. Elle transforme nos façons de travailler, d’innover, de consommer et de décider. Mais derrière cette révolution technologique se cache une réalité encore trop peu discutée: l’empreinte énergétique massive de l’intelligence artificielle (IA), en particulier celle des centres de données qui l’alimentent.

Je l’avoue d’emblée, je ne suis pas experte des puces ou des algorithmes, mais comme beaucoup de dirigeants, une observatrice attentive et de plus en plus préoccupée par l’intensité énergétique de l’IA et par la capacité de nos systèmes à soutenir son déploiement de manière responsable.

Cette préoccupation est d’autant plus importante que les enjeux énergétiques ne sont jamais neutres. Ils touchent les territoires, les communautés et, ultimement, les personnes. C’est précisément ce qui m’a marquée lors du sommet EnergiQ auquel j’ai assisté le 4 février à Montréal. Un panel consacré à l’IA et à ses besoins énergétiques a mis en lumière l’ampleur du défi et l’émergence de solutions concrètes, ici même au Québec.

Une IA énergivore par nature

Les modèles d’IA nécessitent une puissance de calcul colossale pour fonctionner. Entraîner un grand modèle de langage peut consommer autant d’électricité que plusieurs centaines de foyers sur une année. Selon l’Agence Internationale de l’Énergie, les centres de données représenteraient déjà entre 1% et 2% de la........

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