Taux fixe ou variable: pourquoi la vraie question n’est pas celle que vous pensez

Un texte de Jean-Pascal Blangez, courtier hypothécaire

LES IDÉES DES AFFAIRES. Face au maintien récent du taux directeur de la Banque du Canada à 2,25 %, le débat entre taux fixe et variable revient au centre des décisions financières. Mais derrière cette question se cache un enjeu plus fondamental: la capacité réelle des emprunteurs à absorber le risque dans un environnement qui demeure profondément incertain.

Le débat entre taux fixe et taux variable est omniprésent. Pourtant, dans bien des cas, la question est mal posée dès le départ.

Pendant plus d’une décennie, marquée par des taux historiquement bas, ce choix avait perdu de son importance. Mais depuis 2022, avec la remontée rapide du taux directeur de 0,25% à 5%, il est redevenu central.

Aujourd’hui, même si la Banque du Canada marque une pause et adopte une posture attentiste, le contexte n’a rien de rassurant. D’un côté, les taux variables demeurent stables. De l’autre, les taux fixes subissent déjà une pression à la hausse liée aux marchés obligataires.

Autrement dit: l’incertitude n’a pas disparu. Elle s’est transformée.

Un choc encore sous-estimé

L’environnement économique actuel combine inflation persistante, tensions géopolitiques, notamment liées aux prix de l’énergie, et une économie canadienne qui continue de croître, même modestement.

Ce dernier point est crucial: une croissance encore présente réduit la probabilité de baisses rapides de taux. Le marché commence à intégrer un scénario de........

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