Leader moderne: gardien de l’ergonomie cognitive |
Un texte de Lauréanne Houde-Blais, fondatrice et formatrice, Gamma lab
LES IDÉES DES AFFAIRES. Nos organisations regorgent de talents, d’outils performants et de dirigeants investis. Pourtant, sur le terrain, les tensions relationnelles, les décisions réactives et le surmenage s’accentuent. Et si l’angle mort se trouvait dans la compréhension du fonctionnement de notre cerveau au boulot?
La pression de l’immédiat et les distractions constantes poussent nos cultures organisationnelles à l’encontre des besoins d’un cerveau performant. Le bien-être cognitif n’est pas un avantage au travail, mais plutôt une exigence dont dépend la capacité de nos coéquipiers.
Soutenir la performance d’une équipe exige de protéger le climat dans lequel elle collabore, réfléchit et décide.
C’est précisément le rôle de l’ergonome: il ajuste l’environnement de travail pour réduire les zones de surcharge et aligner le système avec les capacités de l’usager. Les leaders qui en font autant laisseront une empreinte durable tant sur les résultats qu’auprès de leurs collaborateurs.
Être gardien de l’ergonomie cognitive, c’est créer les conditions pour que le cerveau de l’équipe performe. Trois alignements sont déterminants, soient les interactions, l’attention et les décisions.
1. Sécuriser le cerveau, cet organe social
Plusieurs voient le travail comme une transaction (l’échange d’un service contre une rémunération), mais pour notre cerveau, il s’agit d’abord d’une expérience sociale.
Le climat relationnel n’est pas parallèle à la performance de nos entreprises, il en est le fondement. Quand les relations sont tendues, une partie de notre énergie cognitive délaisse le travail pour surveiller l’environnement.
L’esprit d’équipe, c’est chimique
Se sentir lié à ses coéquipiers active les mécanismes biologiques associés à la confiance et la coopération, notamment par la libération de l’ocytocine[i]. Cette neurohormone agit comme moteur naturel de collaboration.
Dans un climat relationnel........