Fusion Glencore–Rio Tinto: un séisme minier aux conséquences réelles pour le Québec |
Un texte de Pierre Courtemanche, stratège en développement durable et chaîne d’approvisionnement, 360platform
LES IDÉES DES AFFAIRES. La possibilité d’une fusion entre Glencore et Rio Tinto — deux des plus grands groupes miniers au monde — peut sembler abstraite. Pourtant, si elle devait se concrétiser, elle constituerait l’un des événements industriels majeurs de la décennie, avec des répercussions directes pour le Canada et, plus particulièrement, pour le Québec.
Cette hypothèse s’inscrit dans un contexte plus large que j’ai exploré récemment dans une série de textes sur les minéraux critiques: celui d’une concentration accélérée du pouvoir industriel autour des ressources stratégiques, à mesure que la transition énergétique et les tensions géopolitiques redessinent les chaînes d’approvisionnement mondiales.
Rio Tinto est un groupe anglo-australien, issu d’une longue histoire industrielle entre le Royaume-Uni et l’Australie. Présent sur tous les continents, il est un acteur majeur du fer, du cuivre, du lithium et, surtout, de l’aluminium. Au Québec, Rio Tinto est bien plus qu’un producteur de métaux: ses alumineries, ses infrastructures hydroélectriques et ses milliers d’emplois directs et indirects en font un pilier du tissu industriel. L’entreprise incarne un modèle d’intégration fondé sur l’accès à une énergie propre, la transformation locale et une gouvernance relativement stable.
Glencore, pour sa part,........