Diversifier les marchés en sabrant la surveillance: un plan voué à l’échec |
Un texte de Sean O’Reilly, président de Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC)
LES IDÉES DES AFFAIRES. Alors que l’instabilité règne dans les relations avec les États-Unis, le premier ministre Mark Carney a clairement défini la voie à suivre: réduire la dépendance du Canada envers les États-Unis et augmenter les exportations à l’extérieur des États-Unis de 50% dans la décennie à venir.
Cet objectif est ambitieux et nécessaire, mais il repose sur une hypothèse cruciale, celle que le Canada dispose des infrastructures publiques nécessaires pour gagner et conserver la confiance des marchés mondiaux. À l’heure actuelle, ces fondations sont fragiles.
Les coupes budgétaires imposées à l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) menacent l’un des atouts commerciaux les plus précieux du pays, c’est-à-dire la confiance dans notre système de sécurité alimentaire et de santé animale. En cette période où la crédibilité et la rapidité sont primordiales, le Canada réduit les capacités du système qui sous-tend l’accès à près de 200 marchés internationaux.
L’économie agroalimentaire du Canada représente 100G$ par an. Le budget d’environ 1G$ de l’ACIA protège cet écosystème, ce qui en fait un investissement au rendement extraordinaire. Toutefois, les compressions budgétaires mettent cet........