Logement: quand le privé et le public collaborent

EXPERTE INVITÉE. Il y a quelques mois, j’écrivais un article sur le modèle de Domicile Fixe et sur l’importance de repenser le logement autrement au Québec. Cette semaine, j’ai eu la chance d’assister à la conférence de presse entourant leur nouveau projet réalisé en partenariat avec Mission Bon Accueil: La Maison du Coin — Crémazie.

Et honnêtement, ce que j’y ai vu m’a donné un rare sentiment d’espoir.

Pas seulement pour le milieu communautaire. Pas seulement pour les personnes en situation d’itinérance. Mais aussi pour le futur des partenariats public-privé au Québec.

Un projet pensé pour la fin du continuum de l’itinérance

La Maison du Coin — Crémazie ne sera pas un refuge d’urgence.Et cette nuance est importante.

Le projet vise des personnes ayant déjà entamé une démarche de stabilisation, ayant vécu un épisode d’itinérance, mais étant maintenant prêtes à réintégrer un environnement plus durable et structuré.

Le bâtiment accueillera 42 studios avec des espaces communs, des bureaux d’accompagnement et un environnement pensé pour réduire les traumatismes et favoriser la reconstruction.

Le concept repose sur une approche de logement de transition. Les résident·e·s pourront y demeurer entre un et trois ans, avec un accompagnement personnalisé offert par Mission Bon Accueil afin de favoriser l’accès à un logement permanent.

Et ce qui m’a particulièrement marqué, c’est que le projet a été réfléchi jusque dans son architecture.

Conçu par Atelier L’Abri, avec la participation d’Architectes sans frontières, le bâtiment vise des standards LEED, avec une approche inspirée du design post-traumatique axé sur la dignité, le bien-être et la sécurité. On parle ici de lumière naturelle et d’intégration........

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