Pete Hoekstra: du Fortune 500 au Congrès, les principes d’un leadership qui dure

EXPERT INVITÉ. À une époque où 68% des transitions de leadership échouent en raison de problèmes liés à la politique, à la culture et aux relations humaines, rares sont les dirigeants qui ont su gérer autant de bouleversements que Pete Hoekstra.

L’actuel ambassadeur des États-Unis au Canada, qui supervise l’une des relations bilatérales les plus importantes dans un contexte géopolitique complexe, est passé de cadre marketing dans une entreprise du Fortune 500 à membre du Congrès pendant neuf mandats, avant d’occuper des postes diplomatiques aux Pays-Bas et au Canada.

Il a discuté avec moi de son parcours, offrant des perspectives inattendues sur ce qui se transmet d’un contexte à l’autre et sur ce qui est laissé pour compte.

Le regard de l’immigrant

Pete Hoekstra apporte une perspective unique aux relations canado-américaines. Né aux Pays-Bas, il a immigré aux États-Unis à l’âge de trois ans. Ses parents ont été libérés par les troupes canadiennes pendant la Seconde Guerre mondiale – un lien personnel qui renforce les relations bilatérales à un moment où elles en ont besoin.

«À la maison, on parlait néerlandais jusqu’à mes dix ans environ», raconte-t-il. «Mes parents insistaient sur le fait que nous aimions les Pays-Bas, que nous étions fiers de nos origines, mais que nous étions désormais en Amérique et que nous allions devenir Américains.»

Lorsqu’il a été nommé ambassadeur aux Pays-Bas, on lui disait souvent: «Vous êtes chez vous!» Ce à quoi il répondait: «Non, notre foyer, c’est l’Amérique. Nous sommes fiers de nos origines. Nous sommes fiers des relations entre les États-Unis et les Pays-Bas, mais notre foyer, ce sont les États-Unis d’Amérique.»

C’est ce........

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