Le piège de la retraite tardive ou travailler à s’en rendre malade

EXPERT INVITÉ. Ces jours-ci, avec l’annonce du départ de François Legault, 68 ans, je me suis questionné sur la retraite. Je me suis aussi questionné sur l’invalidité et la discrimination à la suite de certains commentaires qui m’ont été formulés ces derniers jours.

Ainsi, vaut-il la peine de travailler à s’en rendre malade? Tout donner, malgré son âge, pourquoi? Reporter l’âge de la retraite pour ne pas mourir d’ennui, vraiment? Dépanner ses collègues en revenant prêter main-forte au travail, qui va s’en plaindre?

Dans le merveilleux monde du travail, on ne discrimine pas, ou du moins, on n’est pas censé discriminer. Il est important de noter que la Charte des droits et libertés de la personne du Québec, et non la Loi sur les normes du travail, est la principale loi qui interdit la discrimination fondée sur des motifs tels que la race, le sexe, la grossesse, l’orientation sexuelle, l’âge, la religion, ou le handicap.

Mais vous savez comme moi qu’il existe un fossé entre ce que dit la loi et ce qui se passe dans les entreprises. On discrimine dans tous les domaines, mais on ne s’en vante pas. On discrimine souvent sans le savoir ! Certains discriminent sans malice, alors que d’autres le font consciemment pour éviter d’embaucher un candidat qu’ils ne veulent pas ou pour éviter d’offrir une promotion à un employé que l’on n’apprécie pas…

Une des missions, un des rôles, un des objectifs du professionnel RH est d’éviter tout type de discrimination et de former\informer les gestionnaires sur les meilleures pratiques en emploi.

Mais, qu’en est-il lorsque ce ne sont pas les individus qui discriminent, mais bien........

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