Venezuela: un sous-sol parmi les plus riches au monde

EXPERT INVITÉ. De nombreuses questions surgissent après la capture du président vénézuélien.

Tout d’abord politique. L’intervention au Venezuela entre frontalement en tension avec la doctrine America First, historiquement fondée sur le rejet des guerres lointaines et du nation-building, et réactive des souvenirs douloureux d’Irak, de Libye ou d’Afghanistan.

Au sein du camp républicain, le malaise est réel: certains élus et figures influentes de la sphère MAGA s’interrogent ouvertement sur la cohérence entre ce changement de régime assumé et les promesses électorales répétées depuis dix ans.

Le flou entretenu par l’exécutif américain sur la suite des événements — occupation ou non, durée, rôle des compagnies pétrolières — accentue cette fracture idéologique.

Pour les marchés, cette dimension politique compte autant que l’événement militaire lui-même: une base républicaine divisée complique la lisibilité de la stratégie américaine à moyen terme.

Et plus cette incertitude politique persiste, plus le risque d’erreurs de communication, de décisions improvisées ou de surenchère rhétorique augmente.

En toile de fond, le Venezuela devient ainsi non seulement un sujet géopolitique, mais aussi un test........

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