Décoder «sell in May» avant de vendre en 2026 |
EXPERT INVITÉ. Les marchés boursiers adorent les formules toutes faites: don’t catch a falling knife, the trend is your friend, buy the rumor, sell the news, mais il y en a une qui revient chaque année avec une régularité presque rituelle: sell in May and go away.
Il n’y a pas une année sans que stratégistes, médias et gérants ne s’y réfèrent, surtout lorsque les indices américains flirtent avec leurs sommets dans un environnement pourtant chargé de tensions géopolitiques et de doutes sur la trajectoire monétaire.
Cette fois, la question revient avec encore plus d’intensité, car les marchés ont montré une résilience impressionnante face à la guerre au Moyen-Orient, au retour du pétrole à des niveaux élevés et à l’incertitude entourant la future orientation de la Fed. Que faut-il réellement en penser en 2026? Synthèse et analyse.
En cette fin avril, les investisseurs s’interrogent une nouvelle fois sur la pertinence de l’adage Sell in May and go away, alors que les marchés viennent de traverser plusieurs semaines de fortes turbulences… avant de revenir très près de leurs plus hauts.
Les indices boursiers ont oscillé au gré des annonces de Donald Trump sur le cessez-le-feu avec l’Iran, des tensions persistantes autour du détroit d’Ormuz, de la remontée des prix de l’énergie et des auditions très suivies de Kevin Warsh.
Si l’or, le pétrole et certaines valeurs défensives ont profité au début de ce climat de nervosité, les actions, en particulier la technologie et les semi-conducteurs, ont de nouveau pris la tête de la hausse, au point de renvoyer plusieurs indices à proximité de leurs records historiques.
En toile de fond, les anticipations de baisse de taux par la Fed se sont un peu refroidies, mais la vigueur des résultats d’entreprises et le retour en force de la thématique de l’intelligence artificielle continuent de soutenir les valorisations.
C’est précisément dans ce contexte paradoxal — très chargé sur le plan géopolitique, mais encore solide sur le plan boursier — que le débat autour de «vendre en mai» refait surface.
Ce que nous dit l’histoire
Sell in May and go away est un adage boursier basé sur ce que le Stock Trader’s Almanac appelle les «six meilleurs mois de l’année».
Les données historiques montrent en effet que la période mobile de six mois la plus performante, en moyenne, s’étend de novembre à avril, d’où l’idée selon laquelle les investisseurs devraient alléger leurs positions en mai avant de revenir à l’automne.
Les longues séries statistiques sur le S&P 500 montrent qu’en moyenne,........