On veut construire des logements, nos tuyaux disent non
EXPERT INVITÉ. Les partis politiques nous promettent des logements. Aucun ne promet les tuyaux pour les brancher.
Un promoteur arrive à l’hôtel de ville avec un projet de 300 logements. Le zonage fonctionne. Le terrain aussi. La ville lui répond: impossible. Pas assez d’eau.
Voilà probablement le problème le moins spectaculaire de la crise du logement. Et un changement de zonage ne le réglera jamais à lui seul.
Le chiffre vient d’un sondage réalisé en 2025 par l’Union des municipalités du Québec auprès de 139 municipalités. Quarante-trois ont déclaré avoir dû refuser des projets résidentiels parce que leurs infrastructures d’eau n’avaient plus la capacité nécessaire. Au moins 36 000 logements étaient concernés par ces refus cette année-là.
Pas à cause d’un référendum. Pas à cause d’un promoteur qui abandonne. À cause des tuyaux. Et parmi les municipalités qui n’ont encore rien refusé, une sur cinq s’attend à devoir commencer d’ici cinq ans.
On parle beaucoup de zonage, de permis, de densité. Tant mieux. Mais autoriser 1000 logements sur un terrain ne sert pas à grand-chose si les égouts en dessous peuvent en avaler 400.
Le problème du logement, une........
