5 paradoxes déconcertants en immobilier
EXPERT INVITÉ. La crise du logement ne résulte ni d’un manque de diagnostics ni d’une pénurie d’annonces gouvernementales. Elle persiste parce que les politiques publiques poursuivent des objectifs contradictoires sans jamais les arbitrer clairement. Le logement est à la fois un besoin social, un actif financier, une ressource fiscale et un levier d’aménagement. Tant que ces fonctions cohabitent sans priorité publique, chaque mesure sensée prise isolément devient toxique dans l’ensemble.
Voici cinq exemples de paradoxes qui montrent pourquoi, malgré les annonces, la situation s’améliore lentement.
Sur le papier, la densification est la réponse la plus rationnelle: plus d’unités par terrain, coût du sol dilué, logements moins chers. Dans la réalité politique, la densité s’écrase sur le phénomène «pas dans ma cour». Consultations sans fin, recours, délais… Chaque projet perd de son efficacité économique. Résultat, on applaudit l’idée de densifier et on la sabote quand elle touche le voisinage immédiat. Morale de l’histoire: les vertus techniques d’une politique ne suffisent pas........
