Priorisons la souveraineté numérique
CHRONIQUE. L’exclusion de l’ex-ministre Gilles Bélanger du cabinet formé par Christine Fréchette a confirmé la suspension du projet de partenariat du gouvernement québécois avec CGI pour gérer certains de ses projets informatiques.
Négocié pendant plusieurs mois, le projet de Centre d’optimisation, de développement et d’excellence numérique du Québec (CODE) a été jugé trop risqué pour être annoncé à six mois des prochaines élections générales.
Parce que cette innovation est dérangeante pour les tenants du statu quo et les fonctionnaires soucieux de protéger leur carré de sable et, qu’au surplus, elle implique un partenaire privé, il a suffi d’une fuite médiatique pour en faire un sujet de controverse. On avait aussi pris soin d’alerter l’Autorité des marchés publics, qui surveille l’administration des contrats publics, et l’Unité permanente anticorruption, qui surveille les malversations. Des gérants d’estrade ont imaginé un complot et dénoncé avec méchanceté ce projet, comme s’il allait détruire l’administration publique.
Reprenons nos esprits. N’est-il pas pertinent de considérer une autre approche pour éviter des dérapages comme le fiasco SAAQclic et d’autres projets mal gérés et exécutés par des multinationales, à qui on paie des droits de licence et des frais de mise à jour de leurs progiciels de gestion ?
Le projet de CODE est audacieux, mais ce n’est pas une raison pour le condamner illico. Certes, celui-ci est incompatible avec la Loi sur les contrats publics, mais cette dernière prévoit........
