Après l’or noir, l’or bleu?
EXPERT INVITÉ. De son bureau ovale badigeonné d’or jaune, le président américain, Donald Trump, voulait l’or noir du Venezuela. On a vu la suite. Il a dit vouloir le Groenland pour des raisons de sécurité nationale et il y a fort à parier qu’il y aura une suite à ses prétentions
S’il advenait que le président jette son dévolu sur l’eau — l’or bleu du Québec —, quelle pourrait être la suite ? La question n’est pas dénuée de pertinence dans le contexte actuel.
Au sommet mondial de la consommation, un Américain accapare, selon diverses sources, entre 450 et 600 litres d’eau potable par jour en moyenne. Les défenseurs de la croissance et de la consommation infinies, dont le président fait vraisemblablement partie, tenteront de trouver de nouvelles façons de maintenir ce niveau de consommation plutôt que de rendre leurs habitudes plus responsables. On se penchera sur le long terme quand il sera devenu court, quels que soient devenus alors les coûts de l’inaction.
Bien des spécialistes le disent, l’eau douce sera l’un des principaux défis, sinon le principal, du 21e siècle sur les plans humain, économique et géopolitique. La rareté croissante de l’eau potable dans plusieurs régions du monde, incluant les États-Unis, donnera naissance à des débats, voire à des conflits, pour s’en........
