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Être occupé, pas la même chose qu’être utile

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10.09.2026

EXPERT INVITÉ. Pendant des années, je me valorisais énormément par le nombre d’heures que je travaillais.

Je me vantais de faire des semaines de 70 heures, comme si c’était une médaille. Dès qu’un trou apparaissait dans mon agenda, je me sentais presque coupable. Une demi-journée sans réunion me donnait l’impression de ne pas en faire assez.

Alors, je la remplissais.

Mon agenda était plein à craquer, mon téléphone vibrait sans arrêt et ma porte était toujours ouverte. Les problèmes atterrissaient sur mon bureau et je les réglais les uns après les autres: bam-bam-bam. Je terminais mes journées vidé, mais satisfait.

Je confondais mon niveau de fatigue avec mon niveau d’impact.

Plus j’étais sollicité, plus je me sentais important. Si tout le monde avait besoin de moi, c’était forcément parce que j’étais utile, non?

J’étais surtout devenu très efficace pour régler rapidement des problèmes que je n’aurais jamais dû avoir à régler. Ma disponibilité constante créait même la dépendance qui remplissait ensuite mes journées.

Il y a quelques semaines, je soupais avec un groupe d’amis entrepreneurs qui dirigent des entreprises très différentes.

La conversation a glissé sur nos semaines de travail. À mesure que chacun racontait la sienne, le même constat revenait: tout le monde était épuisé. Les réunions s’enchaînaient, les urgences prenaient toute la place et on répondait aux messages beaucoup trop tard le soir.

Personne autour de la table ne manquait de travail. Ce qui semblait manquer à tout le monde, c’était du recul.

Nous réglions une quantité impressionnante de problèmes. Mais devant une question simple comme «qu’est-ce que j’ai réellement fait avancer d’important cette semaine?», les réponses devenaient moins évidentes.

Une étude publiée par la Harvard Business Review révélait justement qu’à........

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