Philanthropie : en 2026, allons au-delà de la bienveillance, la gratitude et la résilience |
EXPERT INVITÉ. Au début de chaque année, le secteur philanthropique se livre à un exercice devenu presque rituel. Celui de tenter de prédire ce que l’année à venir lui réservera. Nouveaux modèles, nouvelles attentes, nouvelles pressions. Et souvent, nouvelles demandes.
Pour 2026, je propose un exercice différent. Non pas ce dont la philanthropie aura besoin, mais ce dont elle ne veut plus.
Trois mots s’imposent. Ils sont répétés ad nauseam, voire désormais galvaudés : bienveillance, gratitude et résilience.
Ils ne sont pas choisis au hasard. Ils ont longtemps été porteurs de sens. Aujourd’hui, à force d’être invoqués sans nuance, ils se sont vidés de leur substance et, pire encore, ils servent parfois à masquer une réalité beaucoup plus inconfortable.
La résilience est devenue l’exigence implicite du secteur philanthropique. Comme si nous étions le département des miracles. Chaque crise, qu’elle soit sanitaire, sociale, climatique ou économique, s’accompagne de la même attente. Celle que les milieux philanthropiques et communautaires vont s’adapter. Les organismes vont tenir.........