De quoi Ben Gvir est-il le visage? |
A la fin de la semaine dernière, des images venues d’Israël ont suscité un tollé mondial: le ministre israélien de la Sécurité nationale, représentant de l’extrême droite, Itamar Ben Gvir, se mettait lui-même en scène, jubilant devant l’humiliation infligée aux militants européens d’une flottille d’une cinquantaine de bateaux interceptée par Israël en Méditerranée alors qu’elle se dirigeait vers Gaza.
La vidéo publiée par Ben Gvir montre des dizaine de militantes et militants agenouillés, la tête au sol, les mains attachées. Ben Gvir déambule au milieu d’elles et eux, dont beaucoup avaient auparavant subi des violences physiques, des actes dégradants, du harcèlement, des humiliations sexuelles, des menaces de mort ou de viol – mais sans que cela ait été filmé et diffusé. La prestation méprisable du ministre d’extrême droite («Bienvenue en Israël, nous sommes chez nous») a en revanche été largement diffusée.
Mais qu’est-ce qui a fait scandale, au juste? La visibilité, ou ce qui était rendu visible? Ces violences que le gouvernement israélien, ses parrains et ses fournisseurs auraient bien voulu cacher, on les a vues puisque Ben Gvir, fier comme un paon à la saison des amours, a exigé qu’on les voie. Le Premier ministre israélien a fait mine d’en être choqué: «la manière dont le ministre Ben Gvir a traité les militants de........