Droits humains et cadrage médiatico-politique

Une construction internationale et plurielle récente. De nombreuses organisations de défense des droits humains font de la Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH) de 1948 la base de leurs orientations. C’est le cas, par exemple, d’Amnesty International. L’élaboration de ce texte, ratifié par 193 Etats dans le monde, doit beaucoup à diverses figures. On souligne souvent le rôle d’Eleanor Roosevelt mais l’on pourrait également mentionner la contribution de l’avocat chilien Hernán Santa Cruz en ce qui concerne l’intégration des droits économiques et sociaux, ou encore l’apport des femmes du Sud, telles que Hansa Mehta en Inde ou Minerva Bernardino en République dominicaine, à la prise en compte de l’égalité hommes/femmes.

Cette construction juridique repose sur deux piliers: la soft-law (déclarations à valeur symbolique) et la hard-law (comme les pactes de 1966), dont la portée est juridiquement contraignante.

L’extrême-droitisation de l’espace médiatico-juridique. Le sociologue Vincent Tiberj, dans son ouvrage La droitisation française (2024), a mis en lumière que........

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