L’élan iranien vers l’Afrique stoppé net
Le 23 février, soit cinq jours avant les attaques américano-israéliennes contre l’Iran, le ministre burkinabè de la Guerre et de la Défense patriotique, Célestin Simporé, était reçu à Téhéran par son homologue iranien et le président de la République islamique d’Iran, Massoud Pezeshkian. Une visite qui symbolisait la volonté de l’Iran d’être davantage présente sur le continent africain, en s’appuyant sur les pays de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) formée par le Burkina Faso, le Niger et le Mali, désireux de s’affranchir de la tutelle de la France et ainsi diversifier leurs partenaires internationaux. Téhéran soutient d’ailleurs les pays de l’AES en leur fournissant des drones pour lutter contre les mouvements djihadistes qui les assaillent.
Malgré de nombreux démentis, la rumeur selon laquelle Célestin Simporé aurait été tué lors des récents bombardements sur Téhéran s’est pourtant rapidement propagée. Reste qu’en dépit de ce rapprochement, les........
