Patrick Bruel ou la trahison des «minettes»

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Une fois par mois, Virginie Nussbaum décortique notre relation aux stars, influenceurs et autres célébrités qui font aussi l’actualité

«Quatre, trois, deux, un, zéro…» Ces jours, on repense à Place des grands hommes. Cette histoire de retrouvailles entre vieux copains qui se demandent s’ils sont devenus des gens bien. C’était en 1989. Patrick Bruel, boucles insolentes et tubes stratosphériques, aurait gagné le jeu haut la main. Si les camarades s’étaient donné rendez-vous trente-cinq ans plus tard, on imagine un bilan moins… fringant.

Et une drôle d’ambiance, après les révélations de Mediapart qui publiait mercredi les témoignages de huit femmes accusant le chanteur de violences sexuelles, entre 1992 et 2019. Parmi les plaignantes, la directrice générale d’Unifrance, organe de promotion du cinéma français, qui dénonce une tentative de viol lors du Festival du film français d’Acapulco, en 1997. Une enquête préliminaire est par ailleurs en cours pour des faits commis en 2012 – les accusations de deux masseuses, elles, avaient été classées sans suite fin 2020. L’avocat de Patrick Bruel a aussitôt réfuté ces nouvelles accusations, affirmant que ce dernier n’avait «jamais outrepassé un refus» et que l’article fabriquait «un personnage et un système qui n’ont jamais existé».

Le Temps publie des chroniques, rédigées par des membres de la rédaction ou des personnes extérieures, ainsi que des opinions et tribunes, proposées à des personnalités ou sollicitées par elles. Ces textes reflètent le point de vue de leurs autrices et auteurs. Elles ne représentent nullement la position du média.


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