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Les mollahs et leur doctrine de la terre brûlée

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04.03.2026

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«Si nous devons partir un jour, nous laisserons une terre brûlée derrière nous.» Prononcée publiquement en 2018 par Ahmad Alamolhoda, imam du vendredi de Mashhad et beau-père du président ultraconservateur Ebrahim Raïssi, cette phrase exprimait déjà une possibilité inscrite dans la structure idéologique de la République islamique. Aujourd’hui, dans un contexte d’escalade militaire, de frappes ciblées, de démonstrations balistiques et de menaces transnationales, elle cesse d’être une provocation verbale pour devenir un avertissement opérationnel: l’esquisse d’un programme.

Un programme qui n’est pas seulement porté par quelques figures cléricales en quête de surenchère, mais par une partie du noyau pro-régime le plus radical, nourrie depuis longtemps de la promesse d’une vengeance catégorique, spectaculaire, exemplaire contre les «ennemis». Or, lorsque ce type de langage sort du registre de la rhétorique et s’adosse à des structures sécuritaires, à des réseaux, à une culture politique du sacrifice, il n’est plus un slogan. Il devient une doctrine.

Le Temps publie des chroniques, rédigées par des membres de la rédaction ou des personnes extérieures, ainsi que des opinions et tribunes, proposées à des personnalités ou sollicitées par elles. Ces textes reflètent le point de vue de leurs autrices et auteurs. Elles ne représentent nullement la position du média.


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