« Dingue », « bordel », « mabouls » : le triple dérapage langagier d’Emmanuel Macron

Au début de son premier mandat, Emmanuel Macron se plaisait à moquer son prédécesseur pour ses maladresses. Puis il a commencé à en commettre lui-même quelques-unes dans le domaine du langage, entre « les gens qui ne sont rien » et ceux « qui foutent le bordel ». Pour expliquer cette dernière saillie, prononcée lors d’un déplacement en Corrèze, en octobre 2017, celui qui était alors porte-parole de la présidence, Bruno Roger-Petit, avait expliqué que son patron « ne savait pas qu’il était filmé et, par conséquent, son registre de langage relevait du privé ».

Cette bonne blague (un chef d’État en déplacement ne peut imaginer une seconde qu’il y a des micros et des caméras ?) était suivie le lendemain d’un commentaire tout aussi extravagant du porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, lequel assurait que ces propos visaient une délégation de la CGT qui « était venue au contact pour gêner la........

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