Pourquoi Vincent Bolloré aurait dû promouvoir Olivier Nora |
Dans cette histoire, tout est brutal, presque trumpien. On le sait : Vincent Bolloré ne goûte guère les acteurs d’un monde progressiste qui, pense-t-il, du haut de leurs positions élitaires, façonnent le savoir, la fiction et l’information. À ses yeux, ce sont des militants, des donneurs de leçons, parfois les fossoyeurs des valeurs traditionnelles. Il n’ignore pas ce qu’ils disent de lui dans leurs cénacles ; eux savent parfaitement le regard qu’il porte sur l’ouverture au monde, l’altérité et l’idée même de progrès.
Dans ce contexte, la prestigieuse maison Grasset – connue pour avoir édité les « quatre M », Maurois, Mauriac, Morand, Montherlant – ne pouvait qu’être rattrapée par la logique d’un homme. Et tout, dans cette affaire, relève du contraste. Grasset, c’est une certaine idée de la littérature, une longue........