Hollande, deuxième service |
Nous voilà rassurés. Gabriel Attal pense savoir comment présider la France. On dormira mieux. Il est vrai que l’inverse aurait été déstabilisant : un ancien Premier ministre confessant, un peu las : « Écoutez, je n’ai toujours rien compris, mais je retente ». La sincérité a ses limites…
Dommage, d’ailleurs : il y aurait eu là une forme de franchise presque rafraîchissante. Un candidat nu face à l’abîme, décrivant au passage la vacuité du politique dans un réel qui lui échappe. Mais non. Gabriel Attal « pense savoir ». Formulation parfaite : moins abrupte que « je sais », plus engageante qu’« on verra ». Calibrée pour ne froisser ni les faits… ni les souvenirs.
Car enfin, il a gouverné. Peu, certes. Mais suffisamment pour découvrir, après usage, le mode d’emploi. C’est une constante nationale : en France, on comprend le pouvoir une fois qu’on ne l’a plus. Et il a........