« En Iran, les États-Unis sont tombés dans le piège qu’ils ont eux-mêmes créé » |
Menaces, insultes, violence verbale… L’administration Trump emploie, face à ses ennemis, une « rhétorique de la terreur » aussi spectaculaire que contre-productive. C’est la thèse développée par Gregory A. Daddis, professeur d’histoire américaine à l’université du Texas et auteur de Faith and Fear : America’s Relationship with War since 1945 (Oxford University Press, non traduit), dans un article publié le 6 avril par le magazine Foreign Policy. En janvier, Donald Trump avait décrit le Venezuela comme un « pays fini » (« a dead country »). Autre intimidation : l’ultimatum adressé le 7 avril à l’Iran par l’hôte de la Maison-Blanche sur son plateforme Truth Social : « Une civilisation entière va disparaître ce soir ».
Alors que la situation diplomatique paraît confuse, suspendue à l’éventuelle reprise de négociations entre Washington et Téhéran, l’universitaire juge sévèrement l’intervention au Moyen-Orient initiée le 28 février par les États-Unis avec l’appui d’Israël. Il s’en explique pour Le Point.
Le Point : L’administration Trump emploie, selon vous, une « rhétorique de la........