Le spectre de la récession |
«La seule fonction de la prévision économique est de rendre l’astrologie respectable. » Dans le contexte du conflit au Moyen-Orient, le propos moqueur de l’économiste américain John Kenneth Galbraith prend une saveur encore plus épicée. Avec des cours du pétrole faisant du yo-yo au rythme effréné des tweets de Donald Trump, avec des indices boursiers et des taux d’intérêt grimpant ou chutant au gré des déclarations des Gardiens de la Révolution, prédire l’évolution des prix à la consommation et du PIB ne relève plus du tout d’une démarche scientifique rationnelle mais d’un périlleux exercice de haute voltige.
Il convient donc de saluer la belle conscience professionnelle des économistes du FMI qui, en dépit d’un brouillard de la guerre à couper au couteau, s’y sont courageusement livrés. Ils ont révisé sans surprise à la baisse leurs prévisions de croissance de l’économie mondiale à 3,1 % cette année, contre 3,4 % initialement prévu, et à la hausse celles de l’inflation qui atteindrait 4,4 %, contre 3,7 %........