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L’Espagne de Pedro Sanchez, une bombe à retardement

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29.04.2026

Pedro Sanchez fait preuve d’une résilience aussi exceptionnelle que l’Espagne face aux chocs, de l’éclatement de la bulle financière et immobilière en 2008 aux guerres d’Ukraine ou d’Iran, en passant par la pandémie de Covid ou le réchauffement climatique.

Toujours présenté comme en sursis, le président du gouvernement espagnol se maintient au pouvoir depuis 2018. Et ce, alors qu’il ne dispose pas d’une majorité aux Cortes (Parlement espagnol), qu’il enchaîne les défaites électorales et qu’il est cerné par les scandales qui touchent sa femme, Begoña Gomez, inculpée pour corruption et trafic d’influence, comme ses proches, José Luis Abalos, ancien ministre des Transports, ou Koldo Garcia, son conseiller.

Mieux, il semble développer un modèle espagnol alternatif, qui défie ses partenaires européens comme les autres pays développés par ses orientations comme par ses performances.

Un rebond en trompe-l’œil

L’économie espagnole s’affirme ainsi depuis la fin de la pandémie comme la locomotive de la zone euro, avec une croissance de 3,5 % en 2024 et 2,8 % en 2025.

L’inflation a été ramenée à 2 % et le taux de chômage à 9,9 %, niveau le plus faible depuis 2008, grâce à la création de 500 000 emplois par an depuis 2021. Les exportations ont bondi, bénéficiant de la maîtrise des prix de l’électricité, grâce aux énergies renouvelables et à la transformation du pays en hub européen du gaz naturel liquéfié.

Quand bien même aucun budget n’a été voté depuis trois ans, la dette publique a été réduite à 100,8 % du PIB, ce qui a permis de répondre au choc pétrolier par 5 milliards d’euros de baisses de taxes sur les carburants et l’électricité ainsi que........

© Le Point