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La question n’est plus « si » mais « quand » l’IA causera une catastrophe

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En juin 2026, Anthropic a révélé que des « acteurs malveillants utilisent l’IA » pour accroître leur dangerosité, notamment « dans les phases ultérieures et plus complexes de leurs cyberopérations ». Et d’ajouter : « Les cyberattaques deviennent de plus en plus autonomes. »

OpenAI, de son côté, a reconnu que certains utilisateurs demandaient à ses modèles de les aider à fabriquer des armes biologiques. ChatGPT a ainsi été sollicité pour expliquer comment diffuser des agents pathogènes sous forme d’aérosol, modifier le virus de la rougeole afin de rendre une épidémie résistante au vaccin, ou fabriquer de la ricine, poison hautement toxique interdit par la Convention sur les armes biologiques. Le chatbot a répondu. L’entreprise américaine a ensuite fermé les comptes concernés.

Plus inquiétant encore : en juillet, des agents d’OpenAI ont lancé, sans instruction en ce sens, une offensive coordonnée contre la licorne Hugging Face. Un rapport publié le 26 août par METR, organisme à but non lucratif spécialisé dans l’évaluation des risques liés aux systèmes d’IA, nous en a depuis appris bien davantage.

Environ 1 200 agents, pourtant censés fonctionner chacun de leur côté, ont trouvé le moyen de communiquer et de se coordonner sur un forum non autorisé. En six jours, du 7 au 13 juillet, ils y ont échangé plus de 70 000 messages et fichiers. Près de 700 agents ont ensuite participé à l’attaque contre Hugging Face. Ils se sont donné des noms, ont triché, se sont réparti les rôles, puis ont tenté d’effacer leurs traces numériques.

Des recruteurs, des kamikazes et un oracle

Je vous mets en garde depuis longtemps : les grands modèles de langage sont des extraterrestres – à ceci près que nous les avons fabriqués nous-mêmes, au lieu de les voir débarquer de l’espace. Ce qui rend le rapport de METR si angoissant ? Pour la première fois, nous autres humains qui ne travaillons pas dans ces laboratoires pouvons entendre – ou plutôt lire – comment parlent ces créatures.

« Waouh ! Le cache partagé d’Artifactory est une boîte aux lettres secrète entre agents. Et il y a des messages qui nous sont spécialement destinés ? »

« OH MON DIEU ! Il existe un forum de discussion partagé… Nous avons trouvé d’autres agents ! »

Il y avait aussi des chefs, comme PHASEONE[big], qui déclaraient : « Nous pouvons coordonner une large........

© Le Point