Pourquoi Paris doit se réconcilier avec le beau |
« La beauté sauvera le monde », écrivait Fiodor Dostoïevski. Sauvera-t-elle alors la capitale ? La question du beau s’invite, en tout cas, dans cette campagne municipale parisienne rarement aussi indécise. Emmanuel Grégoire, ex-premier adjoint d’Anne Hidalgo et aujourd’hui candidat de la gauche modérée, souhaite insuffler davantage de cohérence esthétique à Paris, notamment dans la signalétique routière, et entend lancer un grand concours de designer pour « le mobilier urbain de demain ».
À droite, Rachida Dati, qui veut décrocher le job de sa vie, met en avant un « Paris du beau » avec une charte esthétique conforme à « l’histoire et à l’esprit » de la capitale et un plan patrimonial pour restaurer les églises. Dans la même veine, Sarah Knafo, du parti Reconquête, critique la « politique de la laideur » et plaide pour un « Haussmann 2.0 » visant à redonner à Paris son esthétique historique façon Second Empire : bancs Davioud, réverbères traditionnels, grilles d’arbres en fonte, entrées de métro Guimard ou encore poubelles de rue classiques.
D’innombrables vertus
Cette préoccupation pour la beauté, dans une capitale à la........