Comment le PS se renie en cédant aux sirènes de « l’islamophobie »

Mais qu’arrive-t-il au Parti socialiste ? Que se passe-t-il pour que ce parti, il n’y a pas si longtemps, de gouvernement, oublie ses combats anticléricaux passés pour se mettre, non seulement à utiliser le vocable « islamophobie » mais à en faire, dans le chapitre 17 de son nouveau programme, un pilier de la lutte contre la haine ? C’est ainsi qu’il s’agit, pour le parti des combattants laïques que furent Jean-Pierre Chevènement et Jean Poperen entre autres grandes figures, de lutter « contre le racisme, l’antisémitisme et l’islamophobie ».

Entendons-nous bien, le racisme, les discours de haine, d’où qu’ils viennent et quelles que soient les personnes visées, sont non seulement condamnables mais tout simplement insupportables. Que l’on s’en prenne à des gens en raison de leur origine, de leur couleur de peau, de leur religion ou autres, doit être combattu de toutes nos forces car, en plus de briser des vies, des existences, cette violence raciste menace la cohésion de notre société. Très clairement, il existe en France une haine qui vise des gens identifiés comme musulmans et certains sont ciblés et agressés comme tels. C’est non seulement intolérable, mais c’est indigne du pays qui a érigé la liberté d’opinion et la liberté de culte en droits de l’homme.

C’est là toute l’intelligence du droit français qui distingue les atteintes aux personnes et les critiques des idées, car les religions ne sont rien d’autre, aux yeux du Droit, qu’un corpus d’idées. La République n’interdit pas les critiques des croyances ni le fait de se moquer des pratiques religieuses, on ne cesse de........

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