Guerre en Iran : quel sera l’effet récessif du choc pétrolier ?

La guerre des États-Unis et d’Israël contre l’Iran a provoqué, sans surprise, une flambée du prix du pétrole, physiquement bloqué dans le Golfe persique. Dos au mur, les dirigeants du régime iranien jouent leur survie et ont décidé d’utiliser l’énorme levier dont ils disposaient pour peser sur l’économie mondiale.

Comme le disait Trump lui-même, l’armée iranienne a beau avoir été détruite, il demeure facile pour eux d’interrompre le trafic à l’aide d’un drone ou d’une mine. L’impression de déjà-vu est malheureusement saisissante : la guerre entre l’Iran et les États-Unis a davantage fait monter les cours que l’invasion de l’Ukraine par la Russie, même si le baril partait d’un niveau bien plus bas en février 2026 (autour de 70 dollars) qu’en février 2022 (autour de 90 dollars).

Tout dépendra de la durée du conflit, mais la comparaison graphique est parlante : le choc actuel a le potentiel pour être aussi important que celui de 2022, voire celui de 1979…

La plus forte hausse fut celle de 1973, quand le prix du pétrole, historiquement très bas, quadrupla en quelques mois. L’histoire est familière : après la guerre du Kippour, les pays producteurs s’organisent en cartel et réduisent la production, provoquant une récession aux États-Unis.

L’effet récessif du choc de 1973 contesté

Sauf que cette histoire est fausse. Comme le soutient le politiste Robert Vitalis, le choc pétrolier de 1973 doit davantage aux choix politiques........

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