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Trahison, espionnage et dérive autoritaire

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27.05.2019

La semaine dernière, Donald Trump a déclenché une enquête sur ce qu’il appelle «l’espionnage illégal» de sa campagne et une «tentative de coup d’État» contre sa présidence, accusant au passage quatre individus de trahison.

Le crime de trahison est défini dans la Constitution américaine comme la collaboration active avec un ennemi en temps de guerre ou un acte de guerre ouverte contre l’ordre constitutionnel établi du pays. Dans les deux cas, un individu trouvé coupable est passible de la peine de mort. C’est fort, mais Donald Trump n'hésite pas à affirmer que quatre individus ont commis ce crime en espionnant illégalement sa campagne avant l’élection et en tramant une tentative de coup d’État par la suite.

En point de presse, Trump a défendu sa décision de demander à son Attorney General William Barr d’enquêter sur les circonstances qui ont mené le FBI à surveiller les liens entre des agents de la Russie et des membres de sa campagne en 2016. Ce faisant, il a identifié quatre personnes—l’ex-directeur du FBI James Comey, son ex-adjoint Andrew McCabe et les agents Peter Stzrok et Lisa Page—et a anticipé les résultats de l’enquête en les déclarant coupables de trahison pour les motifs précités. Dans le vocabulaire désormais consacré du président et de ses partisans, la surveillance légalement autorisée du FBI avant l’élection devient de «l’espionnage illégal» et l’enquête qui a suivi celle-ci devient rien de moins qu’une «tentative de coup d’État». Les accusations de trahison coulent donc de source.

Rappel des faits

Les faits de cette histoire sont assez........

© Le Journal de Québec