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Quelques mots à mes détracteurs trumpistes

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08.06.2019

Il y a un peu plus de quatre ans que j’écris au Journal et que les lecteurs me font parvenir leurs commentaires sur ce site ou sur les réseaux sociaux. Certains sont encourageants et je les remercie. Ceux des défenseurs de Donald Trump le sont moins et m’ont inspiré les quelques réflexions que voici.

Comme d’habitude, ma chronique d’hier m’a valu des mots doux de la part de lecteurs qui n’apprécient pas les jugements que je porte sur la présidence de Donald Trump. Comme leur maître à penser, ces sympathisants passent souvent directement à l’insulte personnelle et tirent sur le messager sans prendre la peine de lire le texte et d’évaluer ses arguments. C’est leur droit, comme c’est le droit des censeurs du Journal de retirer les propos qui dépassent les bornes. Des commentaires, j'en reçoit de toutes les sortes, la plupart de façon anonyme. Il y a même des lecteurs remplis de sollicitude qui s’inquiètent de ma santé mentale. Je tiens à les rassurer: je vais bien.

Les sources et la recherche de l'équilibre

Certains détracteurs citent des «faits» à l’appui de leur critique, mais ces lecteurs outrés acceptent béatement les faits manufacturés par un président qui reste le champion des faussetés, des tromperies, des exagérations et des mensonges. On me sert aussi souvent des interprétations colportées par les grandes gueules de Fox News, Info Wars ou autres illuminés accrochés à des théories du complot.

On me reproche systématiquement de m’informer à des sources comme le New York Times, le Washington Post, les agences de presse, et les réseaux de télévision qui ne sont pas Fox News. Bref, on m’accuse de me fier aux meilleurs professionnels du journalisme. Je plaide coupable. Je me fie aussi au travail des politologues, économistes, historiens et autres spécialistes dont le travail est fondé sur une éthique professionnelle reconnue. Certains d’entre eux se trompent parfois, mais ils ont l’honnêteté intellectuelle de le reconnaître. Quant à moi, si je me trompe, je l’admets et je corrige.

Outre l’insulte, mes........

© Le Journal de Québec