Les médias sociaux? Coupables! |
Vous cherchez une bonne nouvelle ? En voici une.
Un tribunal californien vient de conclure que Meta (Facebook et Instagram) et YouTube doivent être tenus responsables des effets psychologiques causés par leurs plateformes.
Écrans, médias sociaux et santé mentale fragile, un lien tellement évident, maintes fois étudié, quantifié, prouvé, que nous expérimentons tous, me direz-vous.
On sait très bien que leurs algorithmes sont du poison injecté à grande dose au sein d’une génération sacrifiée par l’absence de toute protection.
Ce verdict est majeur, car il s’agit d’un premier procès remporté contre les géants de la tech, qui habituellement s’en sortent toujours.
Cette décision suit la même logique que celle des cigarettiers à la fin des années 90 : vous diffusez un produit nocif, vous le savez qu’il est nocif, vous allez être tenus responsables des préjudices.
Il y a là une tension évidente entre leurs modèles d’affaires et notre bien-être. Pour une raison simple : les profits de ces oligarques de la tech dépendent de leur capacité à tenir en otage notre attention le plus longtemps possible. C’est la logique du pusher.
Ils réussissent, de façon perverse, à le faire par du contenu infini, générant de la dopamine par des récompenses – des likes – et suscitant des émotions, principalement la colère et la violence.
De ça découlent les effets pour les jeunes, les premières victimes, mais aussi pour notre santé mentale, nos vies sociales, notre capacité de concentration, la diffusion d’idées détestables, la démocratie.
On ne reviendra pas à un monde des pré-médias sociaux.
Jamais l’humanité n’est revenue en arrière sur une de ses inventions.
Ce qu’on peut espérer, par contre ? Que les géants de la tech réforment leurs produits, car ce serait trop coûteux de ne pas le faire.
Que nos gouvernements agissent massivement : interdiction à l’école, contrôle de l’âge d’accès, prévention...
Et que nous, comme individus, nous recréions des habitudes de vie pour nous et sans eux.