La Cour suprême: autoritaire et antidémocratique |
Il y a quelques jours, la Cour suprême du Canada a décidé d’invalider une décision du gouvernement du Québec qui excluait les « demandeurs d’asile », dans les faits, les immigrés illégaux qui arrivent sous cette bannière pour s’installer au Canada.
Le gouvernement du Québec avait compris une chose : plus une société offre de services aux illégaux, plus ceux-ci seront nombreux à s’y ruer pour en profiter. C’est ce qu’on appelle en Europe le phénomène de la pompe aspirante.
Mais la Cour suprême est profondément antinationale : elle refuse qu’un pays distingue entre ceux qui en sont citoyens et ceux qui ne le sont pas. Elle croit au principe du bar ouvert.
Une société a beau s’être payé un panier de services en fonction de ses besoins et de ses moyens, c’est la planète entière qui pourra en profiter demain si elle se présente chez nous sous le signe du « droit d’asile ».
On sait d’ailleurs comment cette décision a été prise.
Bijou Cibuabua Kanyinda, une Congolaise arrivée par le chemin Roxham qui demandait « l’asile », a poursuivi devant les tribunaux le gouvernement du Québec, et la Cour suprême lui a donné raison.
La Cour suprême considère désormais que la distinction juridique entre ceux qui sont citoyens et ceux qui ne le sont pas relève de la discrimination illégitime. Ce serait même une injustice.
Mais priver les citoyens québécois des services qu’ils ont payés serait juste.
Quelle leçon politique troublante : il existe, dans notre société, une discrimination négative contre les citoyens au nom d’une conception tordue et radicalement illégitime de « l’égalité ».
Le gouvernement du Québec ne peut se laisser imposer cette décision et doit contrecarrer les manœuvres juridiques de la Cour suprême, qui veut empêcher l’utilisation de la clause nonobstant.
Les juges illégitimes ne peuvent ici supplanter le Parlement.
Le Canada n’est plus une démocratie, le Québec doit en sortir par l’indépendance.